1ére SWISS SPEED CUP VCC

Une compétition internationale dédiée uniquement aux catégories de vitesse pure? Pourquoi pas! C’est le pari fait cette année par le club suisse de Breitenbach.

Initialement programmé au mois de mai, le concours avait dû être reporté en août, concurrence de dates avec les championnats du monde à Perth en Australie oblige !

Le mois d’août n’est peut-être pas la période la plus favorable en raison de la période des vacances pour beaucoup, et aussi peut-être parce que les concurrents potentiels ont déjà été bien sollicités par une saison chargée et de longs déplacements. Mais c’est aussi une chance plus assurée de bénéficier de conditions clémentes ce qui fut le cas : ciel bleu magnifique, température supérieure à 30° aux meilleurs moments des deux journées, l’ensemble dans le cadre champêtre et bucolique de Schwalbennest (littéralement le « nid des hirondelles »)…

Organisation rigoureuse du MGBB : chronométrage électronique (Transitrace), barbecue, buvette, tentes-abris, parc à câbles matérialisé… Rien à redire… Bravo.

12 engagés pour cette première édition – Allemagne (1), Autriche (3), France (2), Italie (3) et Suisse (3) – avaient fait le déplacement, conséquent pour certains comme pour les trois transalpins de la région vénitienne et leurs pulsoréacteurs de fabrication personnelle.

En vitesse FAI thermique (F2A), 4 engagés. Très régulier, le sympathique Norbert Schmidt l’emporte à nouveau à 291 km/h comme il y a une quinzaine de jours en Belgique lors de la rencontre de Pepinster (Verviers).

En vitesse FAI électrique (F2B), 7 engagés. Guy Ducas est un peu en retrait par rapport à sa meilleure performance de 260 km/h à Landres en Juillet dernier. Les organisateurs l’avaient autorisé à effectuer ses 3 vols le samedi, l’intéressé devant prendre un vol pour les USA, tôt le dimanche matin.

Tous les concurrents utilisent des hélices bipales à l’exception de Toni Borer (3ème classé) pilotant un modèle tout bois. Ce choix de matériaux semble apporter la preuve que la recherche du poids minimum n’implique pas forcément le recours aux fibres modernes onéreuses.

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02-daniel-janan-f2g-2016
03-5-cm3-marksteiner

Un modèle 5 cm3 a aussi volé entre les mains de Max Marksteiner, en dépit de quelques soucis de démarrage du moteur (OPS 29 alimenté avec 25% de nitrométhane).

Les 3 pulsoréacteurs italiens nous ont également ravis et bien remplis les oreilles : démarrage facile avec allumage par l’arrière sans bougie, spectacle garanti ! 

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Ceux qui se sont attardés samedi soir aux abords de la piste ont aussi pu assister aux tout premiers essais d’un modèle construit par José Cotterel, cylindrée 1 cm3, destiné à la catégorie FAI 130 (0 à 1 cm3)… A suivre….

1-cm3-cotterel

Enfin c’était bien une fin de semaine placée sous le signe des belles réalisations personnelles : une exposition informelle en statique de voitures de vitesse en course circulaire dont des leaders de la discipline sont suisses et tournent sur la piste spécifique voisine de Bâle, et en fin de concours, juste avant la remise des prix, Heiner Borer qui nous a gratifié de la présentation en vol de sa magnifique maquette d’un De Havilland Sea Venom DH 112 à train rentrant, et propulsé par une turbine électrique Schubeler.

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Les dimensions un peu réduites de l’excellente piste obligeaient par sécurité le MGBB à limiter le rayon de vol à 17,69 m. Le vol de modèles 10 cm3 n’est donc pas possible. Il ne serait toutefois pas impossible d’ouvrir le concours à d’autres catégories comme les très prisés «vintage speed». Des règlements existent à ce sujet : AMA, BMFA, Australie… Peut-être là l’occasion de voir d’anciens modèles ressortir des ateliers ou des greniers…

On peut aussi regretter que l’équipe française de Cachan n’ait pas fait le déplacement avec ses modèles formule 3.5 cm3 et 12 dm2 de surface alaire.

Merci et bravo au MGBB pour son initiative et rendez-vous en 2017.

Daniel JANAN
Août 2016
(Photos et vidéo Jon Mayo et José Cotterel)

La vitesse aux GPNL et GPF 2016

Avec 130 engagés au Grand Prix des Pays-Bas (GPNL) et 161 au Grand Prix de France (GPF) le CMBL bat des records d’affluence. L’adjonction cette année de la catégorie « combat » F2D participe à cet engouement même si pas mal de préinscrits Ukrainiens n’ont pu être présents faute de visa.

Je me bornerai seulement à évoquer les 2 catégories « vitesse », n’ayant pas été suffisamment disponible pour recueillir des éléments factuels relatifs aux autres catégories.

Vitesse thermique F2A

Au GPNL, la présence de Paul Eisner, champion d’Europe 2015 et tout nouveau champion du monde 2016 (304.4 km/h à Perth en mai – Moteur Halman) laissait peu de chance aux autres même si il fut un moment taquiné par Valerii BIELYKOV à 299,1 km/h (5ème classé au dernier championnat du monde à 298.2 km/h – motorisation Profi), l’obligeant à se remettre en piste pour un vol à 301,6 km/h. BIELYKOV remporte d’ailleurs la seconde compétition (GPF) à 293,4 km/h, Paul Eisner ayant alors quitté l’arène…

Derrière, pour accéder au podium, deux beaux plateaux, deux belles empoignades indécises jusqu’à l’issue des 4èmes vols, les 10 premiers étant tous très proches en performances potentielles.

Vitesse électrique F2G

Deux participants de moins que l’an passé.

Les Autrichiens Marksteiner père et fils ont pas mal travaillé au printemps et désormais ils sont de redoutables adversaires. La langue reste un obstacle pour communiquer, mais il semble qu’ils aient opté pour une approche technologique un peu différente, en particulier en ayant traité le problème des accus comme « consommable ». Ils paraissent par contre avoir remisé les hélices monopales utilisées l’an passé, du moins pour le moment. Coté commande moteur, ils utilisent un émetteur porté en bandoulière avec un manche de gaz à deux positions préréglées : une sorte de mi-gaz pour le décollage, phase délicate quand on libère sauvagement 1500 watts, puis le pilote actionne main gauche son émetteur pour donner la pleine puissance. Les autres concurrents disposent d’un mini-émetteur monté sur ou dans la poignée (Cotterel), doté d’une mise ne puissance programmée sur quelques secondes et d’un interrupteur ON/OFF. Dans ce second dispositif une seule main, celle qui pilote, est occupée.

Max Marksteiner réussit 255 km/h au GPF qu’il remporte mais au GPNL Guy Ducas améliore le meilleur score mondial connu avec 260,6 km/h, résultat qui constitue un nouveau record du monde officieux pour la catégorie. Qui aurait imaginé il y a 2 ou 3 ans, que l’on réaliserai de telles vitesses avec ce mode de propulsion et surtout avec le terrible handicap de 2 câbles de 40/100 absorbant un pourcentage considérable de l’énergie disponible ? Il est peut-être dommage de ne pas avoir suggéré au législateur FAI de limiter le poids total à 500 grammes (600 actuellement), ainsi la mise en comparaison avec la propulsion thermique aurait été totale. En l’état de la technologie disponible, le poids des accus demeure pénalisant…

 

La plupart des concurrent semble souffrir d’une sorte d’instabilité chronique de leurs modèles, phénomène qui n’apparait pas en vitesse thermique, mais que les modélistes « électriques » du F2B (acrobatie) évoquent aussi de leur coté. Plusieurs hypothèses courent : effet gyroscopique du moteur électrique, turbulences au niveau de l’aile, centrage inadéquat… Ainsi on a pu observer des concurrents en bagarre avec leur modèle, des touchettes plus ou moins graves… Exemple le signataire de ces quelques lignes qui sort à deux reprises de la fourche au 8ème tour à 235 km/h…

Guy Ducas 260,6 kmh
Jon Mayo 218 kmh

Enfin, l’attention des concurrents est attirée sur les nouvelles dispositions réglementaires applicables au 1er janvier 2017, avec entre autres : rayon 17.69, modification/élargissement des procédures de démarrage et d’arrêt, davantage de sécurité active, stricte respect du poids total… On lira avec profit à ce sujet les minutes de la CIAM/FAI : http://www.fai.org/downloads/ciam/CIAM_2016_Plenary_Agenda (pages 25, 26, 27)

Daniel JANAN
Juillet 2016

GALLERIE PHOTOS GP 2016 (MàJ)

GP2016 1707 00012Un grand merci à Delphine pour ses photos réalisées lors de nos Grands Prix de Hollande et de France. N'hesitez pas à les regarder et à la partager à cette adresse: 

http://www.f2cmbl.org/index.php/fr/galerie/category/16-grands-prix-2016

MàJ: De biens belles photos, prises par Yves Fernandez, notre spécialiste au club du F2B, viennent d'etre ajoutées à la bibliothèque.

MàJ 2: Claudia Khenen, nous offre encore un superbe album à cette adresse: 

https://www.flickr.com/photos/fesselflug/albums/72157671220593996

F2D, Grands Prix de Hollande et de France

WarningFace à la forte affluence d'inscriptions à l'épreuve de F2D de nos Grands Prix et afin d'assurer une organisation de qualité, nous nous voyons dans l'obligation de limiter le nombre de compétiteurs à cette catégorie à 45. Il reste quelques places diponibles, veuillez Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Merci de votre compréhension, l'équipe du CMBL.

Moteurs F2C et F2F par Alberto Parra

Alberto Parra annonce un stock limité de moteur à destination du F2C et du F2F. Conçus par Vladimir Sosnovsky et fabriqué par PARRA-MS factory, ces moteurs se décline en deux versions:

  • MS - SV F2C SPORT, pour la compéition F2C de haut niveau
  • MS - SV F2F, pour le F2F mais vendu aussi avec un second venturi afin de pouvoir l'utiliser en F2C pour débuter à moindre cout

Les différrences entre ces 2 versions sont mulitples:

  • Une chemise intégrale pour la version sport
  • Conception et design différents pour les vilebrequins, carburateurs et valves arrières
  • Le rotor de la version F2F possède 4 trous afin d'assurer un montage dans différentes positions

F2C SPORT ..................... 510 euro
F2F - F2C ........................ 290 euro
Frais de port Europe..... 10 euro
Frais de port Monde..... 14 euro

F2C 2016
F2C-F2F 2016

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